29 août 2018
PLAN MARSHALL : Sécheresses – sols – humus – climat

PLAN MARSHALL : Sécheresses – sols – humus – climat

Interactions “SOLS (+ humus + organismes)

couverts végétaux – eau – CLIMAT”

Sur notre Planète, la Biosphère continentale s’est développée au fil de l’Evolution grâce en particulier à trois processus essentiels, gigantesques :

  • la photosynthèse (sous l’action du soleil), “fabricant” des matières organiques végétales, nourritures de faunes (microorganismes, invertébrés, vertébrés, Humains, etc.
  • l’humification (élaboration de l’humus des sols) résultant de la décomposition des matières organiques. Humus : réserve nutritive pour les végétaux, puissant “effet éponge” de rétention d’eau, support des organismes de la terre formant de fantastiques réseaux de transferts hydriques et nutritionnels pour les plantes.
  • La “rencontre” du règne minéral (roche, sable, limon, argiles) et des règnes végétaux et animaux (après décomposition : humus) forma progressivement les sols fertiles, renouvelables, durables (complexe argilo-humique). Prairies et forêts en sont les sommets, reines de la photosynthèse – sur les continents.

Ces interactions avec atmosphère, eaux, mers et océans, constituent parmi les bases de la régulation du climat, de nos ressources alimentaires. L’agriculture, née il y a environ 10’000 ans, permit à l’humanité l’expansion de son développement sur notre globe.

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PNR 68 – Programme national suisse de recherche scientifique  

Cliquez ici pour obtenir le communiqué complet : 

“Synthèse thématique ST2 : Sol et environnement”

 

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Extrait : (…) “Les sols ont des fonctions importantes : Ils sont la base de la production agricole et forestière, ils sont l’habitat des organismes du sol et ils régulent l’équilibre hydrique et nutritif. Ils assurent également un service de régulation du climat mondial, car ils sont tout aussi bien  [capable de (1) ] stocker qu’émettre des gaz à effet de serre. Modifier l’utilisation du sol et le climat met potentiellement en danger les sols et leurs fonctions.” – Dr. Frank Hagedorn

(1) [capable de (1)] note, précision de Bernard K. Martin

 

Communication PNR 68, du 24.04.2018 : 

Cliquez ici pour obtenir le communiqué complet :

 “Préserver la santé du sol”

 

Photographie PNR68

Extrait : “(…) La diminution de l’humus dans les sols cultivés tient entre autre au fait que la culture des champs et l’élevage sont, de plus en plus, séparés spatialement. Conséquence : les champs ne reçoivent pas assez d’engrais de type fumier, qui compenseraient les pertes. L’évacuation des résidus de récoltes et l’absence de prairies dans la rotation des cultures contribuent aussi à faire diminuer l’humus dans les sols. “Il est donc essentiel de favoriser les pratiques culturales comme l’inclusion d’engrais verts et de prairies dans la rotation des cultures, qui permettent de conserver la teneur en humus, et de diminuer celles qui accélèrent les pertes – évacuation des résidus de récoltes par exemple”, souligne Raphaël Charles, directeur de l’Antenne romande de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL).(…) ”

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Un Plan Marshall s’impose !

Hélas dans la majorité des cas, surtout depuis quelques décennies, l’agriculture a longtemps considéré le sol comme un simple support physique de production : une exploitation “pure et dure” telle celle de mines à ciel ouvert ! Saura-t-elle prendre soin du cycle de l’eau, qui constitue un facteur déterminant de ces processus, et leur produit tout à la fois ? Lorsque l’agriculture se réapproprie ces processus, elle consomme moins d’énergie, capte du carbone et le fixe en partie (sol), elle garantit la fertilité des terres et rétablit le « voyage » de l’eau (H2O) au plan planétaire comme localement :

  • Formation des pluies (nucléation biochimique dans la haute atmosphère, effet de lipoprotéines provenant des sols fertiles et couverts végétaux)
  • Accueil des précipitations sur les litières et couvertures végétales, lente absorption par les sols riches en humus et organismes de la terre
  • Rétention, répartition de l’eau dans les sols riches en humus. Réseaux biologiques. Remontée capillaire (de l’eau du sous-sol, grâce à l’humus et aux organismes du sol)
  • Gestion, systèmes physiologiques d’économie de l’eau par les plantes. Economies d’arrosages
  • Lutte contre l’érosion et la désertification, prévention sécheresses et famines grâce aux facteurs biochimiques ci-dessus, formation de grumeaux, de structure
  • Approvisionnement des nappes phréatiques. Sources, rivières, lacs, eau potable.

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Présentation du Pr. Dr Pascal Boivin
Ingénieur agronome, pédologue
HESSO Genève et Lullier

“Humus – Biologie du sol – Cycle de l’Eau”

(Cliquez ci-dessous pour ouvrir le diaporama en PDF)

 

Interview du Dr. Pascal Boivin par Agrihebdo

(cliquez ici)


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Au siècle dernier comme en ce début de XXI ème siècle, la majorité de nos politiques, gouvernements, administrations, entreprises privées, populations, agriculteurs, n’ont pas compris ni intégré ces concepts fondamentaux.

Ni fait le lien avec la majorité des causes d’exodes / migrations !

Notre vie et l’avenir des générations en dépendent pourtant !

 

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Des actions sont lancées, par exemple (cliquez ci-dessous) :

Solutions et projets existent au plan mondial

Elles se préoccupent de l’avenir des sols, de l’eau, du climat et de la sécurité alimentaire (cliquez ici)